Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
playmochab.overblog.com

playmochab.overblog.com

Dioramas Playmobil Moyen Age chevaliers Préhistoire

Publié le par playmochab

Une fois n'est pas coutume, on quitte Niederplay et on rejoint l'Histoire, celle de l'Alsace et celle de ma famille, comme celle de nombreuses familles alsaciennes.

C'est en pensant avec beaucoup d'émotion à ma grand-mère, à mon arrière-grand-mère, qui faisaient partie de ces 370 000 Alsaciens déplacés en quelques jours, ainsi qu'aux 210 000 Mosellans ayant connu le même sort, que j'ai fait ce diorama pour raconter un épisode de notre Histoire qu'on connaît bien mal.

Une histoire, méconnue en France, que m'a souvent racontée ma grand-mère qui, à 15 ans, a entendu le garde-champêtre annoncer l'ordre d'évacuation, l'injonction de n'emporter que 30 kilos de bagages, d'être prêts à partir le lendemain matin à 6h00 vers une direction inconnue, l'angoisse des adultes face au déchirement de devoir laisser derrière soi tous ses biens, le bétail, les champs, tout ce qui faisait leur vie, sans savoir quand on pourrait rentrer.

Le 1er septembre 1939, l'Allemagne nazie envahit la Pologne, ce qui marque le début de la Seconde Guerre Mondiale. La France décrète la mobilisation générale en vue de la guerre imminente.

Dès 1935, une instruction du Ministère de la Défense et de la Guerre prévoit l'évacuation de la population civile en cas de conflit afin de pouvoir assurer et organiser la défense des frontières menacées.

Dès l'ordre de mobilisation générale donné, l'évacuation d'une zone frontière profonde de 9 à 10 km est ordonnée.

Lorsque sonne le tocsin dans les campagnes alsaciennes, les hommes travaillant dans les champs reviennent vers les villages, conscients que l'heure est grave; les femmes et les enfants sortent des maisons. En Alsace, on sentait la guerre se rapprocher depuis des semaines. 

Là tombe l'ordre d'évacuation immédiate, sans délai. On se prépare en vitesse, on ne sait plus ce qu'il faut emporter, on pense aux animaux qu'il faut laisser sur place, à tous ses biens dont on ne sait pas ce qu'ils deviendront. On se prépare à fermer sa porte à clé, sans savoir quand on la rouvrira.

Après plusieurs jours de marche à travers la campagne, alors que les troupes se mobilisent, les Alsaciens qui ont dû quitter leur village, qui sont déjà des réfugiés dans leur propre région,dans leur propre pays, embarquent dans des wagons à bestiaux, sur de la paille. Direction le Sud-Ouest de la France.

Après plusieurs jours de voyage éprouvant, ponctués d'arrêts en rase campagne, de marches arrière, d'incertitudes, les Alsaciens débarquent en Limousin, en Dordogne. 

Ils découvrent une autre région, un autre mode de vie, eux qui, pour beaucoup, n'ont jamais quitté l'Alsace. Ce sera l'occasion de nombreuses interrogations de part et d'autre: les gens du Sud-Ouest sont assez méfiants vis-à-vis de ces Alsaciens qui parlent peu ou mal le français; les Alsaciens sont surpris par le manque de confort des logements dans le Sud Ouest. Mais, passé le temps de découverte de l'autre, on s'habitue, on fait connaissance, on s'attache les uns aux autres. Là, c'est autre autre histoire qui commence ....

Le maire accompagné du garde-champêtre, lit l'ordre d'évacuation.

Le maire accompagné du garde-champêtre, lit l'ordre d'évacuation.

La population, revenue des champs et des jardins, sorties des cours de ferme et des maisons, s'est rassemblée pour écouter les instructions pour l'évacuation.
La population, revenue des champs et des jardins, sorties des cours de ferme et des maisons, s'est rassemblée pour écouter les instructions pour l'évacuation.
La population, revenue des champs et des jardins, sorties des cours de ferme et des maisons, s'est rassemblée pour écouter les instructions pour l'évacuation.
La population, revenue des champs et des jardins, sorties des cours de ferme et des maisons, s'est rassemblée pour écouter les instructions pour l'évacuation.
La population, revenue des champs et des jardins, sorties des cours de ferme et des maisons, s'est rassemblée pour écouter les instructions pour l'évacuation.
La population, revenue des champs et des jardins, sorties des cours de ferme et des maisons, s'est rassemblée pour écouter les instructions pour l'évacuation.

La population, revenue des champs et des jardins, sorties des cours de ferme et des maisons, s'est rassemblée pour écouter les instructions pour l'évacuation.

Tout va très vite: il faut se préparer à partir, n'emporter que l'essentiel (mais qu'est-ce qui est essentiel quand il faut quitter sa maison en urgence ?), se rassembler avant le départ en laissant toute une vie derrière soi.
Tout va très vite: il faut se préparer à partir, n'emporter que l'essentiel (mais qu'est-ce qui est essentiel quand il faut quitter sa maison en urgence ?), se rassembler avant le départ en laissant toute une vie derrière soi.
Tout va très vite: il faut se préparer à partir, n'emporter que l'essentiel (mais qu'est-ce qui est essentiel quand il faut quitter sa maison en urgence ?), se rassembler avant le départ en laissant toute une vie derrière soi.
Tout va très vite: il faut se préparer à partir, n'emporter que l'essentiel (mais qu'est-ce qui est essentiel quand il faut quitter sa maison en urgence ?), se rassembler avant le départ en laissant toute une vie derrière soi.
Tout va très vite: il faut se préparer à partir, n'emporter que l'essentiel (mais qu'est-ce qui est essentiel quand il faut quitter sa maison en urgence ?), se rassembler avant le départ en laissant toute une vie derrière soi.
Tout va très vite: il faut se préparer à partir, n'emporter que l'essentiel (mais qu'est-ce qui est essentiel quand il faut quitter sa maison en urgence ?), se rassembler avant le départ en laissant toute une vie derrière soi.
Tout va très vite: il faut se préparer à partir, n'emporter que l'essentiel (mais qu'est-ce qui est essentiel quand il faut quitter sa maison en urgence ?), se rassembler avant le départ en laissant toute une vie derrière soi.
Tout va très vite: il faut se préparer à partir, n'emporter que l'essentiel (mais qu'est-ce qui est essentiel quand il faut quitter sa maison en urgence ?), se rassembler avant le départ en laissant toute une vie derrière soi.

Tout va très vite: il faut se préparer à partir, n'emporter que l'essentiel (mais qu'est-ce qui est essentiel quand il faut quitter sa maison en urgence ?), se rassembler avant le départ en laissant toute une vie derrière soi.

Avant le départ, on ouvre les portes des étables, les poulaillers, les porcheries pour que les animaux qu'on laisse sur place puissent chercher seuls leur nourriture.

Avant le départ, on ouvre les portes des étables, les poulaillers, les porcheries pour que les animaux qu'on laisse sur place puissent chercher seuls leur nourriture.

C'est l'heure du départ: on se met en route vers l'inconnu sans savoir quand on retrouvera sa maison ..... si on la retrouve.
C'est l'heure du départ: on se met en route vers l'inconnu sans savoir quand on retrouvera sa maison ..... si on la retrouve.
C'est l'heure du départ: on se met en route vers l'inconnu sans savoir quand on retrouvera sa maison ..... si on la retrouve.
C'est l'heure du départ: on se met en route vers l'inconnu sans savoir quand on retrouvera sa maison ..... si on la retrouve.
C'est l'heure du départ: on se met en route vers l'inconnu sans savoir quand on retrouvera sa maison ..... si on la retrouve.
C'est l'heure du départ: on se met en route vers l'inconnu sans savoir quand on retrouvera sa maison ..... si on la retrouve.

C'est l'heure du départ: on se met en route vers l'inconnu sans savoir quand on retrouvera sa maison ..... si on la retrouve.

Le village évacué n'est plus occupé que par les animaux qui restent sur place.
Le village évacué n'est plus occupé que par les animaux qui restent sur place.

Le village évacué n'est plus occupé que par les animaux qui restent sur place.

Les colonnes de réfugiés s'étirent sur les routes des campagnes alsaciennes, convois hétéroclites de charrettes, de piétons, de vélos que l'on pousse, de voitures à bras.
Les colonnes de réfugiés s'étirent sur les routes des campagnes alsaciennes, convois hétéroclites de charrettes, de piétons, de vélos que l'on pousse, de voitures à bras.
Les colonnes de réfugiés s'étirent sur les routes des campagnes alsaciennes, convois hétéroclites de charrettes, de piétons, de vélos que l'on pousse, de voitures à bras.
Les colonnes de réfugiés s'étirent sur les routes des campagnes alsaciennes, convois hétéroclites de charrettes, de piétons, de vélos que l'on pousse, de voitures à bras.
Les colonnes de réfugiés s'étirent sur les routes des campagnes alsaciennes, convois hétéroclites de charrettes, de piétons, de vélos que l'on pousse, de voitures à bras.
Les colonnes de réfugiés s'étirent sur les routes des campagnes alsaciennes, convois hétéroclites de charrettes, de piétons, de vélos que l'on pousse, de voitures à bras.
Les colonnes de réfugiés s'étirent sur les routes des campagnes alsaciennes, convois hétéroclites de charrettes, de piétons, de vélos que l'on pousse, de voitures à bras.
Les colonnes de réfugiés s'étirent sur les routes des campagnes alsaciennes, convois hétéroclites de charrettes, de piétons, de vélos que l'on pousse, de voitures à bras.

Les colonnes de réfugiés s'étirent sur les routes des campagnes alsaciennes, convois hétéroclites de charrettes, de piétons, de vélos que l'on pousse, de voitures à bras.

Des hommes vont chercher de l'eau au puits d'une ferme déjà évacuée afin d'abreuver le bétail et les réfugiés: il fait chaud en ce début de septembre 1939.
Des hommes vont chercher de l'eau au puits d'une ferme déjà évacuée afin d'abreuver le bétail et les réfugiés: il fait chaud en ce début de septembre 1939.

Des hommes vont chercher de l'eau au puits d'une ferme déjà évacuée afin d'abreuver le bétail et les réfugiés: il fait chaud en ce début de septembre 1939.

C'est le moment d'embarquer dans les trains, direction le Sud-Ouest. Les quais de gare sont bondés, on s'entasse dans les wagons, le cœur serré.
C'est le moment d'embarquer dans les trains, direction le Sud-Ouest. Les quais de gare sont bondés, on s'entasse dans les wagons, le cœur serré.
C'est le moment d'embarquer dans les trains, direction le Sud-Ouest. Les quais de gare sont bondés, on s'entasse dans les wagons, le cœur serré.
C'est le moment d'embarquer dans les trains, direction le Sud-Ouest. Les quais de gare sont bondés, on s'entasse dans les wagons, le cœur serré.
C'est le moment d'embarquer dans les trains, direction le Sud-Ouest. Les quais de gare sont bondés, on s'entasse dans les wagons, le cœur serré.
C'est le moment d'embarquer dans les trains, direction le Sud-Ouest. Les quais de gare sont bondés, on s'entasse dans les wagons, le cœur serré.
C'est le moment d'embarquer dans les trains, direction le Sud-Ouest. Les quais de gare sont bondés, on s'entasse dans les wagons, le cœur serré.
C'est le moment d'embarquer dans les trains, direction le Sud-Ouest. Les quais de gare sont bondés, on s'entasse dans les wagons, le cœur serré.

C'est le moment d'embarquer dans les trains, direction le Sud-Ouest. Les quais de gare sont bondés, on s'entasse dans les wagons, le cœur serré.

Les personnes âgées et les malades sont installés dans de rares voitures de voyageurs. Les autres voyageront dans des wagons à bestiaux, sur de la paille, au milieu des puces.
Les personnes âgées et les malades sont installés dans de rares voitures de voyageurs. Les autres voyageront dans des wagons à bestiaux, sur de la paille, au milieu des puces.

Les personnes âgées et les malades sont installés dans de rares voitures de voyageurs. Les autres voyageront dans des wagons à bestiaux, sur de la paille, au milieu des puces.

Commenter cet article

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog